Le Shinsen Gumi,
Police politique de Kyôto crée vers 1863 par des samouraïs principalement d'un petit dôjô pratiquant le sabre de l'école Tennen rishin. Ils se sont ainsi levé contre les rebelles (ishin shishi) voulant renverser le shôgun et rétablir l'empereur à la tête du pouvoir. Ils ont maintenu l'ordre surtout dans Kyôto avec leur réputation de loups de Mibu (Mibu étant l'endroit où était leur quartier général) mais aussi avec leur code d'honneur de samouraïs en jurant de ne se servir que de leur sabre. Ils tuaient sans pitié et étaient crain par tous.
Ont peut citer Sôji Okita, instructeur et capitaine de la 1ere unité du Shinsen Gumi alors qu'il n'avait que 15ans, décris par un historien japonais comme tueur nihiliste avec un sourir qui lui collait au visage en permanence.Il mourru de la tuberculose à 25ans...toujours avec le même sourir...
Hajime Saito, considéré avec Okita comme l'un des trois sabreurs d'exception avec Shinpachi Nagakura. C'est lui qui s'occupait des assassinats des traitres et eu un rôle important dans l'espionnage en utilisant ses côtés ivrogne et gros fumeur comme couverture. Il est le seul survivant des membres du groupe présent lors de le dernière bataille. Après la fin des loups de Mibu il survécut en changeant d'identité et devînt policier à ceci près qu'il eu lui et lui seul le droit de porter le sabre japonais.Il fut gardien de musée à la fin de sa vie et mourru à 75ans (pas mal pour un Gainsbourg japonais ! imaginez la sangriade humaine !)
Et sinon Toshizo Hijikata le vice commandant du Shinsengumi et aussi son dernier chef, le film "le dernier samouraïs retrace la fin de son combat.
En face de chacun des nouveaux membres était lu cinq lois principales et quelques annexes:
1- Dai ichijou: Shidou ni somuki majiki koto.
Article 1er: Il est interdit de s'écarter de la voie propre à l'humanité.
2- Dai nijou: Kyoku wo dassuru kotowo yurusazu.
Article 2: Il est interdit de quitter le Shinsen Gumi.
3- Dai sanjyou: Katte ni kinsaku itasubekarazu.
Article 3: Il est interdit de collecter de l'argent en dehors du cadre du Shinsen Gumi.
4- Dai shijou: Katte ni soshou toriatsukaubekarazu.
Article 4: Il est interdit de se mêler de litiges ne concernant pas le Shinsen Gumi.
5- Dai gojou: Watakushi no tousou wo yurusazu.
Article 5: Il est interdit de combattre à son propre compte.
Parmi les annexes les plus célèbres, on cite souvent:
Kumigashira ga moshi toushi shita baaiwa, kumishuu wa sono ba de toushi subeshi.
Si le leader d'une unité (Jokin, Kumichu ou ensuite Fukuchu Jokin) est mortellement blessé dans un combat, tous les membres du groupe qu'il commandait doivent combattre et mourir sur place.
Hageshiki kokou ni oite shishou zokushutsusutomo kumigashira no shitai no hoka wa hikishirizokukotomakarinarazu.
Même dans un combat où les pertes sont élevées, il est interdit de récupérer les corps des morts, excepté celui du chef du groupe.
Mais la plus terrifiante de toutes les annexes était celle-ci:
Moshi taishiga koumuni yorazushite machi de taigai no mono to arasoi, teki to yaiba wo kawashi, jibunga kizu wo oite aite wo shitomekirazuni nigashita baai, ushirokizu no baai no gotokimo seppuku wo meizuru
Si un membre du Shinsen Gumi combat contre un étranger au groupe, que ce soit en service ou non, s'il est blessé et ne peut pas tuer son ennemi, le laissant ainsi s'enfuir, et ce même si la blessure causée est due à une traîtrise, le membre concerné doit faire seppuku (hara kiri).
Il n'y avait qu'un seul châtiment pour qui enfreignait ces lois : la mort.
Le Japon n'a jamais connu de lois aussi dures, que ce soit avant ou après l'ère de la révolution précédant la restauration Meiji.
Droiture, loyauté et force étaient les maîtres mots de cette police. Mais cette discipline provoqua de bombreux seppuku parmis les membres et bien des tentative de fuites, ratrappés très souvent par les nettoyeurs.
Comme le montre bien "le dernier samouraïs" la fin duShinsen Gumi fut particulièrement cruel car, eux qui jurèrent leur fidélité au sabre, ils subirent une écrasante défaite à cause des premiers mitrailleur et rare sont ceux qui survécurent.
En des temps où la vertu s'éteignait certains préférèrent partir en obéissant jusqu'au bout à leur honneur plutôt que de vivre dans un monde qui se moque de la morale...